Archive for the ‘Politique’ Category

sept
05
dimanche 5 septembre 2010
Image Tous et toutes en grève le 7 septembre ! Et après on continue !

Un gouvernement impopulaire :

Partout les gouvernements veulent imposer l’austérité à la population au nom d’une dette publique qu’ils ont eux-mêmes accrue par leur politique de subventions et de cadeaux fiscaux aux banques et aux multinationales. En France, la contre-réforme des retraites représente à la fois le premier volet et le symbole de ces politiques d’austérité. Présentée au départ comme une évidence démographique, elle s’est heurtée à une opposition croissante dans l’opinion populaire ainsi qu’à des mobilisations qui, loin de faiblir, se sont amplifiées au cours du printemps. Face à cette résistance et aux « affaires » financières et judiciaires, ce gouvernement est de plus en plus impopulaire. Ces difficultés cumulées provoquent une crise au sein de la droite. A la fois pour tenter de reprendre la main et, aussi, parce que cela correspond au fond de sa politique impérialiste et discriminatoire, antisociale et liberticide, SarKozy et ses sbires ont accentué pendant tout l’été la communication et l’action bien réelle sur les terrains de la droite et de l’extrême droite sécuritaire et raciste.

En grève le 7 septembre !

Répondant aux exigences du Medef et des classes dirigeantes, le projet de loi sur les retraites est un projet injuste pour la majorité de la population. Loin de sauver notre système par répartition, cette loi, qui recule l’âge légal de la retraite à 62 ans et allonge la durée de cotisation, baissera le montant des retraites de tous les retraités, détériorera encore plus la situation des femmes et ne permettra jamais aux jeunes d’avoir une retraite décente. Cette contre-réforme est le premier acte d’une véritable purge sociale devant compenser les cadeaux fiscaux pour les riches. Le 7 septembre prochain, les salariés du privé comme du public sont une nouvelle fois appelés à faire grève et à manifester. Cette journée doit être un véritable succès et permettre l’unification de tous et toutes autour d’un seul et même objectif : le retrait pur et simple de cette réforme.

Obtenir le retrait, c’est possible !

Le 7 septembre doit être un succès, mais ne sera pas suffisant pour faire reculer ce gouvernement.
Cet objectif, s’il n’est pas gagné d’avance, est rendu possible grâce à la conjonction d’une mobilisation importante et croissante (24 juin, 4 septembre, 6 septembre dans l’Education Nationale) et d’une crise, elle aussi bien réelle, du gouvernement et de la droite.
Le 7 septembre doit être une première date dans un plan de mobilisation qui doit déboucher sur un mouvement d’ensemble, généralisé et prolongé de grève et de blocage de l’économie.
C’est seulement ce niveau de mobilisation dans les entreprises, appuyé sur une mobilisation dans l’ensemble de la population (dans les quartiers, dans la jeunesse…) qui peut faire reculer le gouvernement.
Il est possible de gagner comme cela a déjà été le cas pour le Contrat Première Embauche.

Alors, on y va ! Tous et toutes ensemble !


sept
01

devant le Tribunal de Nîmes

Pour une ultime audience avec la relaxe de notre camarade,
il faut l’espérer!

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Rappel des faits intervenus le 1er Mai 2009
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OPERATION COUP DE POING DU 1ER MAI CONTRE FIN DE CORTEGE

Suite aux violentes arrestations du 1er Mai à Paris,
Grenoble, et Nîmes.
Solidarité avec l’inculpé et militant nîmois de la CNT,
libérons-le de son procès du 21 septembre

A Nîmes, le 1er Mai 2009 «historique » tant vanté, fut
plutôt « hystérique » au vue de la violence policière sur
les manifestants : rien ne vaut une bonne bastonnade, à la
bonne franquette, en plein jour, sous l’œil vigilant de
leurs caméras.
La seule musique qu’on retiendra de ce 1er mai, qui devait
défiler dans la rue, bon enfant, fut lourde et militaire.
Les forces de l’ordre en sont venues à forcer le cortège
syndical formé de Solidaires et de la CNT, se soldant par
une arrestation caricaturale et incompréhensible d’un
manifestant vite relâché, puisque qu’aucune charge sérieuse
ne pouvait lui être imputée.

Le manège policier devant les jardins de la Fontaine n’avait
déjà rien de bon enfant et ne présageait rien de sage. Peu
après, après une course poursuite semant pour rien la
panique ou la colère dans le cortège, c’est au tour d’un
militant pacifiste, syndicaliste de la CNT de se prendre un
coup de poing policier en pleine figure. Il sera soigné par
la Croix-Rouge le nez en sang. A peine rétabli, il est
interpellé de façon musclée au milieu de ses camarades qui
plient bagages et drapeaux.

Comble de la tartufferie, il se retrouve en garde à vue,
accusé par une policière de l’avoir frappée, avec un procès
sur le dos. Le motif d’inculpation est étrangement similaire
au dépôt de plainte du militant CNT pour « coup et blessure
». Aurait-il pour but de prendre les devants et par là même
de justifier a posteriori la gesticulation policière?

Notre camarade clame son innocence. La supercherie ne
devrait pas manquer pas de s’effondrer alors que cette
méthode est employée sur un camarade syndicaliste devant
autant de témoins…

Loin de constituer une interpellation anodine, cette affaire
relève d’une véritable provocation envers un syndicalisme
toujours solidaire du mouvement social et envers l’esprit du
1er Mai qui a su vaincre en 1890 la réaction « boulangiste
». Faire taire le remue-ménage social, tel était
probablement le but escompté à quatre jours notamment, de la
visite du démagogique Tsar Cosy surfant sur le tout
sécuritaire dans ses « réunions publiques » à Nîmes.

Ne laissons pas le champ libre à une nouvelle mode lancée
par les forces de l’ordre et leurs « compagnies de
sécurisation », instigateurs de désordres pour mieux
justifier leurs interventions musclées. Ne laissons pas sans
réagir s’installer une chasse aux sorcières syndicales ou
politique. Montrons ce qu’il en coûte de vouloir museler le
combat syndicaliste.

Sans se laisser intimider par l’outrecuidance de la police
et sa légendaire impunité, nous constituons un comité de
soutien aux inculpés du 1er mai tant pour leurs plaintes que
pour leurs défenses face à la violence policière.
Devant un procès destinée à nous vider les poches, devant
des accusations aussi loufoques utilisées pour engager des
poursuites pénales envers un camarade apprécié au delà même
de son syndicat, la CNT demande de ne pas laisser cet
affront impuni et appelle à faire front par un

août
29
15 octobre 2010 14 h 00 minau16 octobre 2010 16 h 00 min

Du samedi 15 octobre à 10h au dimanche à 16H les militants et sympathisants du NPA LR se retrouveront  près Agde pour un week end de formation sur le thème de « luttes et institutions de l’état » et sur le thème de « écologie et socialisme ».
Le programme détaillé sera mis en ligne prochainement

Retenez les dates.

pour s’inscrire: « npadugard@gmail.com »

août
09

Voici le dernier film de Télé Liberté sur la marche de Paris à Nice des Sans-Papiers : la dernière semaine de marche en vidéo :

http://bitin.fr/deux/la-marche-paris-nice-des-sans,134.html

août
03

Dans son dernier rapport sur l’économie française, le FMI valide les grandes lignes de la rigueur prônée par le gouvernement. Au passage, l’institution de Dominique Strauss-Kahn défend sans détour la réforme des retraites d’Eric Woerth. Qu’en dit le PS? «Sur les retraites, cela aura des conséquences politiques assez lourdes», assure le socialiste Michel Sapin.

voir l’article sur mediapart le 3 aout 2010: Le FMI de DSK soutient la réforme des retraites

août
03

manifestation intersyndicale à Nîmes, Alès, Uzès, Bagnols/Cèze…

août
02

Pignarre définit la seule stratégie du NPA comme étant de substituer la pédagogie à la politique. Pour, à la fin de son exposé, invoquer l’intelligence collective et souhaiter des dispositifs qui ‘permettent d’en parler et d’apprendre …’. Faudrait savoir !

Je veux bien que nous ayons besoin d’un outil supplémentaire, après Attac et le MPEP (qui, finalement, adorent nous rejoindre, voire nous dépasser, sur le terrain des luttes tous azimuths …), et d’autres affichant les mêmes ambitions éducatives,  mais en quoi cela interdirait-il de rester révolutionnaires ? Ce qui ne signifie pas d’avoir pour objectif de ‘renverser’ le capitalisme comme un vulgaire ministère de la III° république, mais de renverser dans l’esprit du plus grand nombre le concept même de ‘la fin de l’Histoire’. Le capitalisme n’est pas invulnérable, même s’il est, prétend Pignarre, le plus malin. Sans doute au nom de son admirable intelligence collective ?

Que des slogans soient insuffisants pour ébranler ce colosse, et que la créativité doive s’y ajouter sans compter, je ne suis pas le dernier à le penser. Et alors, quelle est la contribution de Pignarre à ce grand oeuvre ?

Quant à laisser, comme il le suggère, notre jugement en suspens, merci du conseil, le ’suspense’ est permanent. Comme doit l’être la révolution permanente, non ? Mais le jugement de Pignarre, lui, est apparemment sans appel sur notre ‘double faute’ à propos du voile. Faire de l’esprit révolutionnaire un obstacle à l’auto-émancipation, une sorte d’inoxydable ‘fer de lance’, je trouve ça un peu gros.

Eprouver de la déception, c’est le droit de chacun, encore que j’aie fait mienne depuis longtemps une idée simple : on n’est jamais déçu que par soi-même. Inciter de manière médiatique, comme l’a fait quelques mois plus tôt Raoul Marc Jennar, à s’écarter d’un projet qui reste plein d’espoir, j’appelle ça du sabotage.

GP

août
02

Il y encore quelques mois, personne n’avait de mots assez durs pour condamner le capitalisme. Nicolas Sarkozy multipliait les rodomontades : le capitalisme n’avait qu’à bien se tenir ; on allait le «moraliser». Tout cela se termine piteusement : c’est le capitalisme qui est en train de «moraliser» nos hommes politiques. La «peur» du marché est à l’origine de la multiplication des plans d’austérité. Les agences de notation, que l’on jurait de mettre à la raison, montrent qui est le plus fort. On justifie la réforme des retraites par la démographie mais, à voix basse, on avoue que c’est avant tout une mesure destinée à rassurer les marchés. Jamais le sentiment que le capitalisme est une machine infernale n’a été aussi répandu.

Voilà pourquoi la création d’un parti se définissant comme anticapitaliste a été ressentie comme une bonne nouvelle bien au-delà de ses adhérents. C’était affirmer qu’il ne suffirait pas de faire appel à plus d’Etat et aux valeurs d’une République restaurée dans sa grandeur pour gagner la partie comme le croit malheureusement une grande partie de la «gauche de gauche». Mais, paradoxalement, l’anticapitalisme est à la peine et le NPA ne va pas bien. Il serait trop facile de s’en excuser en renvoyant à la «situation objective» : les travailleurs seraient groggy à la suite des remises en cause à la chaîne des services publics et de l’Etat providence.

Le NPA est anticapitaliste, la LCR était révolutionnaire. Ce ne devrait pas être la même chose. Or, le NPA emploie le plus souvent les mots d’avant comme si la transformation n’avait pas eu d’effets. On lit fréquemment dans ses textes qu’il faut «renverser» le capitalisme. Comme si on pouvait renverser le capitalisme comme on renverse un gouvernement ! On dira que je joue sur les mots. Mais les mots doivent être pris au sérieux. Si le capitalisme est une pieuvre, quel sens cela a-t-il de vouloir le renverser ? N’est-ce pas aller trop vite en besogne que de calquer un mode d’action révolutionnaire («renverser») pour oublier la difficulté des luttes anticapitalistes (en sachant que nul ne sait de quoi le capitalisme est capable).

Il ne s’agit pas de s’opposer à l’idée de révolution mais de constater qu’elle ne peut pas être un guide pour une activité anticapitaliste inventive : les révolutions sont inéluctables mais surgissent toujours de manière inattendue. La révolution doit rester une inconnue dans l’équation des batailles à mener : à la différence des révolutionnaires, les anticapitalistes apprennent à laisser leur jugement en suspens. De la sorte, ils ne prétendent pas savoir à la place des autres et ces autres ne sont pas réduits à l’état de «victimes» irrationnelles ou d’imbéciles aliénés à éduquer.

Les révolutionnaires se lamenteront : «Mais on n’aura plus de stratégie !» Ce qu’ils appellent stratégie consiste le plus souvent à substituer la pédagogie à la politique : il s’agit d’élever le «niveau de conscience». Triste besogne. Les révolutionnaires connaissent le but final et jugent tout ce qui se passe à la manière dont cela nous en rapproche ou non. La politique devient alors répétitive, toujours en attente du retour du même. On peut épuiser les militants mais aussi les mots d’ordre – et c’est dramatique car ils ne sont pas en nombre infini – en en faisant des rengaines («tous ensemble», «grève générale»). A ce jeu-là le capitalisme n’a pas de mal à être le plus malin.

On peut être radical, savoir que le capitalisme n’est pas réformable et laisser son jugement en suspens. En sachant que ce qui se raréfie – et c’est un des effets destructeurs du capitalisme – c’est la confiance en un avenir digne d’être vécu. Pour raviver cette confiance, il n’y a pas d’autres moyens que de «faire» confiance, de réussir à s’adresser à celles et ceux qui refusent de plier sur un mode qui affirme cette confiance dans leur capacité à fabriquer collectivement des réponses à des situations nouvelles et imprévues.

La question du voile qui secoue le NPA n’est pas seulement un bon exemple mais un obstacle sur lequel le NPA peut se briser. Les anticapitalistes doivent se méfier de deux réflexes propres à la tradition révolutionnaire : «on sait bien ce que veut dire porter un voile», «mais on est prêt à faire preuve de tolérance». Cela donne concrètement : les femmes voilées pourront adhérer au parti mais pas être candidates aux élections. Ainsi croit-on contrebalancer l’avant-gardisme de la première proposition par une tolérance méprisante alors qu’il s’agit de deux fautes graves. Et, du coup, on ne répond pas vraiment à ceux pour qui le voile est insupportable et qui ne sauraient se contenter de tolérance mais sont en droit d’être exigeants.

L’anticapitalisme ne doit pas partir de la faiblesse des personnes mais de leurs points forts. Il propose un petit déplacement lourd de conséquences : peut-être que l’on ne sait pas tout des raisons pour lesquelles des femmes en France décident de se voiler. Ce qui importe alors est la création de dispositifs qui permettent d’en parler et d’apprendre collectivement, d’inventer une position commune avec les premières concernées en ne faisant surtout pas preuve à leur égard de tolérance mais d’exigence, c’est-à-dire sans les traiter comme des victimes incapables d’avoir une parole intelligente, articulée, qui obligerait les «révolutionnaires» à parler à leur place.

Le problème est d’arriver à ce que les multiples intelligences à l’œuvre dans le combat anticapitaliste puissent être à l’origine d’une intelligence collective, un parti. Cela suppose des modes de fonctionnement inédits, avec une prime permanente à la créativité. Les difficultés du NPA montrent que tout reste à inventer mais c’est indispensable. Après le voile, il y aura d’autres épreuves bien plus redoutables.

Dernier ouvrage paru : «Être anticapitaliste aujourd’hui» (la Découverte

juil
22

 

L’affaire Woerth-Bettencourt est devenue une véritable affaire d’Etat impliquant et compromettant l’ensemble du pouvoir et le parti à sa tête, l’UMP. Eric Woerth, soutenu par le président, contre-attaque et porte plainte pour diffamation. C’est son droit de justiciable.

Mais il est évident que certains éléments semblent de plus en plus incontestables dans ce dossier : c’est Eric Woerth, ex-ministre du budget et trésorier de l’UMP, qui organise en Suisse des soirées de collecte de fonds auprès de contribuables particulièrement fortunés, adeptes de la fraude fiscale…, contre laquelle le même Woerth fait mine, ensuite, de mener bataille. C’est l’embauche, par Liliane Bettencourt, de Florence Woerth, quand son mari est à la tête d’une administration qui, bouclier fiscal oblige, verse à l’employeur de sa femme un chèque de « remboursement » de 30 millions d’euros. C’est la possibilité pour la « troisième fortune de France » de frauder le fisc sans risques puisque, contrairement aux affirmations d’Eric Woerth et de ses soutiens, elle n’a fait l’objet d’aucun contrôle fiscal depuis 1995 ! C’est un couple généreux, les Bettencourt, distribuant des enveloppes à de nombreux politiciens (de droite). Il se dit même que Balladur et Sarkozy figuraient parmi les bénéficiaires attitrés…

Les rebondissements quasi quotidiens, dans cette affaire, illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l’Etat avec la haute bourgeoisie.

En effet, au delà de l’indignation que suscite ce scandale, il révèle avant tout ce qui existe depuis fort longtemps : un personnel politique à droite au service du monde des affaires et des grandes fortunes. Ce n’est pas une nouveauté, depuis la constitution du comité des forges rassemblant en 1864 les patrons de la métallurgie, la classe possédante a toujours lié son sort au pouvoir politique qui la soutient sans faillir. La gauche institutionnelle, elle aussi, au contact du pouvoir, s’est laissée enivrer par les sphères de la finance. Il est monnaie courante également que des membres de cabinets ministériels après avoir servi au sein de ces derniers vendent leurs services aux conseils d’administrations des plus grandes entreprises.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, de cette complicité étroite entre, au fond, des gens du même monde. L’UMP sarkozyste n’a jamais caché ses liens avec Lagardère, Bouygues, Bolloré et bien d’autres. Les membres du gouvernement Fillon, le président de la République partagent les mêmes idées libérales, voire ultra-libérales des milieux d’affaires. Tous sont attachés à défendre le système capitaliste coûte que coûte et à faire payer la crise dudit système à la majorité de la population, en imposant leur plan d’austérité. Le président a confirmé d’ailleurs cette politique le 12 juillet : rien ne changera dans sa politique, c’est la rigueur qui s’impose, sauf pour les plus nantis.

Aussi, la stratégie de défense de l’état major UMP, Sarkozy en tête sur France 2 au journal du soir, concernant le ministre du travail et le dossier des retraites, serait risible si elle n’était pas avant tout déplacée : Eric Woerth serait victime d’un complot « médiatico-politique car porteur de la courageuse réforme des retraites » ! Voilà pourquoi il existerait un véritable acharnement sur sa personne !

UNE LARGE UNITÉ DE LA GAUCHE POUR SAUVER LA RETRAITE PAR RÉPARTITION

L’histoire ne nous dit pas encore si elle retiendra le nom d’Eric Woerth, comme celui d’un ministre mouillé dans un scandale illustrant une fois encore l’osmose entre la haute bourgeoisie et les hommes du pouvoir. Ou encore si elle retiendra le nom du ministre de Sarkozy comme celui qui s’est attaqué à une très grande conquête sociale, la retraite par répartition. Mais finalement il y a un rapport entre les deux car lorsqu’il défend les intérêts des grandes fortunes ou quand il s’attaque aux retraites, ce sont toujours les mêmes qui payent, les salariés, les classes populaires. Cela suffit largement pour exiger la démission d’un ministre qui ne peut se targuer que d’une seule légitimité, celle de démissionner au plus vite.

En réalité si elle s’impose, la contre-réforme Woerth-Sarkozy va créer une situation nouvelle pour une large frange de la population qui sera contrainte d’avoir recours aux assureurs privés pour pouvoir espérer compléter ses maigres pensions de retraite. Un cadeau de plus au fond aux amis, aux requins de la finance qui vont enfin pouvoir faire du profit à grande échelle avec l’argent des retraites.

En somme, le gouvernement prétend sauver la retraite par répartition alors qu’il s’agit pour lui de la tuer. Cela suffit pour exiger le retrait de ce projet de loi. C’est sur ce point nodal que peut se faire l’unité la plus large de la gauche politique, syndicale et associative. Sur ce point peut se nouer le rapport de force et s’organiser le bras de fer avec le pouvoir. C’est possible car la population rejette majoritairement cette loi.

Il faut répondre massivement à l’appel pour le 7 septembre et faire de cette journée, une grande journée de grève et de mobilisation. Le 7 septembre doit servir de tremplin pour la construction d’un mouvement d’ensemble large et durable. Aussi est-il essentiel dans le cadre de sa préparation, partout où cela est possible, de poser la question de la reconduction de la grève et d’imposer celle-ci comme la seule voie efficace pour obtenir le retrait de ce projet scélérat. Quels que soient les points de vue des uns et des autres, le NPA défend toujours la retraite à 60 ans, à taux plein et le retour à 37,5 annuités pour tous et toutes.