Archive for the ‘Communiqué de presse’ Category

août
05
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Photothèque Rouge/LB

Après les propos et les mesures contre les « gens du voyage », c’est autour de l’ensemble des immigrés d’être stigmatisés par Nicolas Sarkozy. De plus, en proposant de retirer les nationalités françaises à des criminels d’origine étrangère, il propose tout simplement une mesure anticonstitutionnelle qui mettrait, si elle voyait le jour, la France en totale contradiction avec le droit international. Jamais, depuis le régime de Vichy, un gouvernement n’était allé aussi loin dans la mise en place d’une politique xénophobe aux relents racistes. Nicolas Sarkozy a-t-il proposé de retirer leur nationalité à une personne ayant porté « atteinte aux intérêts fondamentaux de la France » en subtilisant des dizaines de millions d’euros à l’administration fiscale ? Non ! A-t-il évoqué l’idée d’une même peine pour des « personnes exerçant une fonction publique » ayant ainsi porté »atteinte à l’administration publique »? Non plus ! Ce n’est donc pas une « déclaration de guerre » à la corruption et à la délinquance fiscale, que Nicolas Sarkozypropose mais bien une politique de la haine.

Mais ne nous y trompons pas au-delà des aspects démagogiques pour tenter de pomper les voix du Front national, au-delà d’une diversion pour faire oublier les scandales politico-financiers dans lesquels le gouvernement est empêtré, il s’agit de la mise en place d’une politique ultra-répressive destinée à diviser les travailleurs, à les opposer les uns aux autres, en rendant l’étranger responsable de « tous nos maux ». Mesures antisociales, mesures xénophobes, mesures contre toutes les libertés, les prochains mois seront décisifs. Il appartient à tous les démocrates, à tous les antiracistes, à toutes les forces sociales et politiques de gauche, de faire front pour mettre en échec cette politique ultraréactionnaire.

Dimanche 1er août 2010.

juil
22

 

L’affaire Woerth-Bettencourt est devenue une véritable affaire d’Etat impliquant et compromettant l’ensemble du pouvoir et le parti à sa tête, l’UMP. Eric Woerth, soutenu par le président, contre-attaque et porte plainte pour diffamation. C’est son droit de justiciable.

Mais il est évident que certains éléments semblent de plus en plus incontestables dans ce dossier : c’est Eric Woerth, ex-ministre du budget et trésorier de l’UMP, qui organise en Suisse des soirées de collecte de fonds auprès de contribuables particulièrement fortunés, adeptes de la fraude fiscale…, contre laquelle le même Woerth fait mine, ensuite, de mener bataille. C’est l’embauche, par Liliane Bettencourt, de Florence Woerth, quand son mari est à la tête d’une administration qui, bouclier fiscal oblige, verse à l’employeur de sa femme un chèque de « remboursement » de 30 millions d’euros. C’est la possibilité pour la « troisième fortune de France » de frauder le fisc sans risques puisque, contrairement aux affirmations d’Eric Woerth et de ses soutiens, elle n’a fait l’objet d’aucun contrôle fiscal depuis 1995 ! C’est un couple généreux, les Bettencourt, distribuant des enveloppes à de nombreux politiciens (de droite). Il se dit même que Balladur et Sarkozy figuraient parmi les bénéficiaires attitrés…

Les rebondissements quasi quotidiens, dans cette affaire, illustrent une fois encore les liens troubles entretenus par les plus hauts responsables de l’Etat avec la haute bourgeoisie.

En effet, au delà de l’indignation que suscite ce scandale, il révèle avant tout ce qui existe depuis fort longtemps : un personnel politique à droite au service du monde des affaires et des grandes fortunes. Ce n’est pas une nouveauté, depuis la constitution du comité des forges rassemblant en 1864 les patrons de la métallurgie, la classe possédante a toujours lié son sort au pouvoir politique qui la soutient sans faillir. La gauche institutionnelle, elle aussi, au contact du pouvoir, s’est laissée enivrer par les sphères de la finance. Il est monnaie courante également que des membres de cabinets ministériels après avoir servi au sein de ces derniers vendent leurs services aux conseils d’administrations des plus grandes entreprises.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, de cette complicité étroite entre, au fond, des gens du même monde. L’UMP sarkozyste n’a jamais caché ses liens avec Lagardère, Bouygues, Bolloré et bien d’autres. Les membres du gouvernement Fillon, le président de la République partagent les mêmes idées libérales, voire ultra-libérales des milieux d’affaires. Tous sont attachés à défendre le système capitaliste coûte que coûte et à faire payer la crise dudit système à la majorité de la population, en imposant leur plan d’austérité. Le président a confirmé d’ailleurs cette politique le 12 juillet : rien ne changera dans sa politique, c’est la rigueur qui s’impose, sauf pour les plus nantis.

Aussi, la stratégie de défense de l’état major UMP, Sarkozy en tête sur France 2 au journal du soir, concernant le ministre du travail et le dossier des retraites, serait risible si elle n’était pas avant tout déplacée : Eric Woerth serait victime d’un complot « médiatico-politique car porteur de la courageuse réforme des retraites » ! Voilà pourquoi il existerait un véritable acharnement sur sa personne !

UNE LARGE UNITÉ DE LA GAUCHE POUR SAUVER LA RETRAITE PAR RÉPARTITION

L’histoire ne nous dit pas encore si elle retiendra le nom d’Eric Woerth, comme celui d’un ministre mouillé dans un scandale illustrant une fois encore l’osmose entre la haute bourgeoisie et les hommes du pouvoir. Ou encore si elle retiendra le nom du ministre de Sarkozy comme celui qui s’est attaqué à une très grande conquête sociale, la retraite par répartition. Mais finalement il y a un rapport entre les deux car lorsqu’il défend les intérêts des grandes fortunes ou quand il s’attaque aux retraites, ce sont toujours les mêmes qui payent, les salariés, les classes populaires. Cela suffit largement pour exiger la démission d’un ministre qui ne peut se targuer que d’une seule légitimité, celle de démissionner au plus vite.

En réalité si elle s’impose, la contre-réforme Woerth-Sarkozy va créer une situation nouvelle pour une large frange de la population qui sera contrainte d’avoir recours aux assureurs privés pour pouvoir espérer compléter ses maigres pensions de retraite. Un cadeau de plus au fond aux amis, aux requins de la finance qui vont enfin pouvoir faire du profit à grande échelle avec l’argent des retraites.

En somme, le gouvernement prétend sauver la retraite par répartition alors qu’il s’agit pour lui de la tuer. Cela suffit pour exiger le retrait de ce projet de loi. C’est sur ce point nodal que peut se faire l’unité la plus large de la gauche politique, syndicale et associative. Sur ce point peut se nouer le rapport de force et s’organiser le bras de fer avec le pouvoir. C’est possible car la population rejette majoritairement cette loi.

Il faut répondre massivement à l’appel pour le 7 septembre et faire de cette journée, une grande journée de grève et de mobilisation. Le 7 septembre doit servir de tremplin pour la construction d’un mouvement d’ensemble large et durable. Aussi est-il essentiel dans le cadre de sa préparation, partout où cela est possible, de poser la question de la reconduction de la grève et d’imposer celle-ci comme la seule voie efficace pour obtenir le retrait de ce projet scélérat. Quels que soient les points de vue des uns et des autres, le NPA défend toujours la retraite à 60 ans, à taux plein et le retour à 37,5 annuités pour tous et toutes.

juil
19

Communiqué de René REVOL

Non à la fermeture du Musée d’Agropolis !

 La Région a décidé de dissoudre l’association Agropolis Museum et par voie de conséquence de fermer le musée de l’Alimentation et des Agricultures du Monde, mettant ainsi au chômage 11 personnes.

Cette décision est scandaleuse et je demande solennellement au Président de Région, Mr Georges Frêche, de revenir sur cette décision, qui n’avait pas du tout été annoncée lors de la récente campagne électorale régionale. Agropolis Museum est le seul musée de France consacré à ce thème aujourd’hui central pour l’avenir de notre planète et de sa population. Le travail fourni dans ce musée est exceptionnel par la qualité de ses expositions, par son rôle éducatif tant auprès des élèves des écoles, des collèges et des lycées qu’auprès de tous les publics. L’argument avancé de non rentabilité est particulièrement irrecevable pour une institution culturelle, éducative et environnementale. Les problèmes liés à l’alimentation et les mutations de l’agriculture sont devenus des enjeux primordiaux de nos sociétés. Plutôt que de fermer un tel musée, nous devrions au contraire tout faire pour en accroître le rayonnement, notamment en multipliant les conventionnements avec les établissements scolaires, et notamment avec les lycées, où s’exerce la compétence régionale. A l’évidence mieux vaut investir dans un musée sur l’Alimentation et l’Agriculture que de dépenser des sommes considérables pour l’aventure douteuse d’un Musée de la présence française en Algérie !

J’appelle toutes celles et tous ceux qui veulent soutenir les salariés du Musée Agropolis de venir se rassembler avec eux Lundi 19 à 16h devant le musée à l’occasion de l’AG de dissolution de l’Association.

René REVOL

Maire de Grabels

Conseiller de l’Agglomération de Montpellier

Tête de liste lors des dernières élections régionales « A Gauche Maintenant ! »

juil
16

WOERTH DEMISSION !

lundi 5 juillet 2010
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CARTON ROUGE!

lundi 12 juillet 2010

Tour à tour bonimenteur aux mâchoires serrées à l’évocation de l’affaire Woerth-Bettencourt ou adoptant un ton quasi larmoyant pour témoigner de la pureté de ses intentions dans ses réformes anti-sociales, N. Sarkozy a infligé aux téléspectateurs, qui ont bien voulu le regarder, un pensum d’une heure pour affirmer que rien ne changerait dans sa politique.
Une heure pour asséner que les manifestations ne le feraient pas changer d’avis sur les 62 ans, sur l’augmentation de plus de 3% des cotisations de fonctionnaires, sur l’absence de reconnaissance des métiers pénibles.
Une heure pour se glorifier d’avoir supprimé 100 000 postes de fonctionnaires et d’en annoncer 34 000 en moins en 2011 et pour défendre encore et toujours le bouclier fiscal. Et bien évidemment une dose de sécuritaire pour dire que les parents d’enfants délinquants seraient sanctionnés.
Le chantage au monde qui change, aux délocalisations, l’invocation de la justice, du partenariat avec l’Allemagne n’étaient là que pour tenter de justifier les nouveaux coups portés aux conditions de vie et de travail des salariés, de la population.
Quant à l’affaire Woerth-Bettencourt qui n’est pas réglée par l’enquête de l’inspection générale des impôts, bien des aspects sont restés dans l’ombre, notamment les chèques dont parlent les enregistrements publiés par Médiapart et les sommes d’argent mentionnées par l’ex-comptable de Madame Bettencourt.
Pour Sarkozy, c’est le ministre en charge de la réforme des retraites qui est visé, ça n’a rien à voir avec la proximité, l’imbrication entre le monde de l’argent et le parti présidentiel, dont Sarkozy a donné l’exemple dès le début de son quinquennat.
Pour le NPA, ces déclarations confirment que la politique du gouvernement est de détruire une à une les conquêtes sociales, les services publics, de faire payer aux salariés la crise du capitalisme et de continuer à préserver le patronat et les grandes fortunes.
Plus que jamais, pour obtenir le retrait de la réforme des retraites. la riposte s’impose avec une mobilisation à la hauteur des enjeux et un mouvement d’ensemble. Dès demain le NPA sera présent au rassemblement le 13 juillet devant le ministère du travail, et le 7 septembre il soutiendra la grève générale à l’appel de l’ensemble de organisations syndicales.

Le 12 , juillet 2010.

juin
15

Le comité NPA uzege se joindra au rassemblement du 24 juin à 10H à Uzes à l’initiative de l’intersyndicale de l’uzege
Pour la défense de la retraite à 60ans, pour une pension minimum de 75% du salaire brut, contre toute augmentation de la durée de cotisation, pour une augmentation des recettes par l’augmentation des salaires, des cotisations patronales, la taxation des revenus du capital.

Le 24 juin tous et toutes dans la rue

juin
15

  

« Ce lundi 14 juin une réunion publique s’est tenue aux ANGLES avec la participation de militants des organisations PCF, PG, NPA, UL CGT Villeneuve, syndicat CGT et UFICT CGT ERDF,  syndicat SUD Solidaires, Femmes Solidaires, M’PEP, ATTAC. 

Les débats ont confirmé la volonté du maintien de la retraite à 60 ans, le niveau des pensions à 75% du salaire de référence avec minimum du niveau du SMIC et les participants unanimes déclarent :

Depuis des mois nous subissons un débat tronqué, escamoté, bâclé avec les mêmes  contre-vérités assénées comme autant de certitudes, évidences, vérités  à grand renfort d’experts, d’économistes idéologiquement acquis au capitalisme et au dogme de la concurrence libre et non faussée, généreusement invités sur les plateaux TV ou dans les radios et grands médias.

D’autres voies sont possibles et il n’y a pas de fatalité mais un choix de société sciemment fait, construit mesures après mesures de manière très idéologique qui n’a rien à voir avec on ne sait quelles contraintes économiques et comptables.

Le choix de société qui est en train de se dessiner avec cette réforme concerne directement l’emploi, les salaires, la répartition des richesses produites par notre travail, l’avenir de la jeunesse, les inégalités hommes, femmes, la pénibilité au travail, la solidarité intergénérationnelle à l’image de  notre retraite par répartition, l’activité des retraités, le temps de cette période de vie, son utilité tant économique que sociale.

Ce ne sont pas aux salariés de payer les conséquences de la crise du capitalisme. Nous invitons toutes et tous les salarié-e-s à se mobiliser et manifester  massivement jeudi 24 juin à AVIGNON. Ce soir marque la volonté de rassemblement et la certitude qu’unis et combatifs nous pouvons mettre en échec la droite et le MEDEF. »

juin
06
vendredi 4 juin 2010

Les personnels de 8 cliniques privées, 10 depuis jeudi 3 juin, de Montpellier sont en grève depuis dix jours: ils réclament essentiellement un alignement de leurs salaires sur ceux des hôpitaux publics. Le retard se chiffre à 20%, dans certains cas à 30 %! Des personnels avec 21 ans d’ancienneté ne touchent que 1200 euros…bruts! Dans le même temps le patronat des cliniques fait exploser son chiffre d’affaires: pour ne prendre que cet exemple le groupe Orpéa-Clinea, présent sur 300 sites dans tout le pays, a vu ledit chiffre d’affaires augmenter entre 20 et 34 % par an pour la période 2005-2009! Le bénéfice pour 2009 a connu un bond de 26 % au…bénéfice des seuls actionnaires!

La lutte, par la grève reconductible soutenue par la CGT, se fait essentiellement autour d’une revalorisation de 10 % de la valeur du point, soit une augmentation entre 120 et 250 euros mensuels bruts. Il s’agit d’une revendication de la dignité qui repose sur l’idée élémentaire que la santé des patients passe par un refus de la déqualification des métiers de la santé induite par la pression à la baisse sur les salaires.

A l’heure où les directions des cliniques font un chantage à la fermeture des établissements, pénalisant au premier chef les patients, à l’heure où, via les réquisitions de personnels, véritable attaque contre le droit de grève, par décision du préfet et de l’agence régionale de santé, elles bénéficient de la complicité de l’Etat, le NPA appelle les patients et l’ensemble de la population à soutenir le mouvement de grève, y compris financièrement, et assure celui-ci de la totale solidarité de ses militants et sympathisants.

Le 4 juin 2010.

Plus d’infos sur : http://www.resistons.net/

articles : http://www.resistons.net/index.php/2010/06/03/697-montpellier-greve-reconductible-des-cliniques-privees-la-fievre-monte-jeudi-3-juin-2010-au-soir

http://www.resistons.net/index.php/2010/06/02/683-huit-cliniques-privees-en-greve-a-montpellier

mai
18

lundi 17 mai 2010

Avec le document d’orientation sur la réforme des retraites, le gouvernement avance à pas comptés tant il sait le sujet sensible aux yeux de la population.

En effet, la crise qui s’étend en Europe va avoir pour conséquence de renforcer la précarité, d’augmenter le nombre de chômeurs, de dégrader le niveau de vie et la voie choisie par le gouvernement va inévitablement renforcer cette tendance.

C’est pour cette raison qu’E. Woerth, ministre du travail, a tenté de déminer le terrain et de rassurer qui veut bien l’être en réaffirmant, par exemple, que la retraite par répartition ne serait pas remise question.

Même s’il n’y a aucun chiffrage des mesures qui seront inscrites dans le projet de loi, les hypothèses que l’on pouvait faire sont vérifiées. Passée sous silence l’augmentation des salaires qui feraient rentrer des cotisations sociales supplémentaires, écartée la piste d’un emploi pour 5 millions de chômeurs qui ferait disparaître la question des déficits.

Par le biais de l’augmentation de la durée de cotisations et du report de l’âge légal de départ en retraite, ce sont, une fois de plus, les salariés qui vont payer et la retraite à 60 ans passer à la trappe. C’est là, la tendance lourde de cette « réforme » que ne vient pas infléchir la « contribution » des hauts revenus ou du capital.

Pour le NPA, la publication de ce rapport d’étape doit renforcer la nécessité d’une mobilisation unitaire d’ensemble pour construire le rapport de force.

Aucune solution allant dans le sens des exigences des salariés ne sortira des « concertations » actuelles. Or, ce qui est en question c’est la répartition inégalitaire des richesses et le fait que 10% de la richesses produites soit passées de la poche de salariés à celle des actionnaires, des capitalistes. C’est cette inégalité qu’il faut remettre en question pour le maintien de la retaite à 60 ans, à 37, 5 annuités et 75% du meilleur salaire.

Dans cet esprit, la journée de grève et de manifestations du 27 mai doit permettre de bâtir la mobilisation nécessaire.

Le 17 mai 2010.

mai
14

Les différentes composantes de la liste « A gauche maintenant ! », qui se sont réunies à nouveau un mois après les élections régionales, ont décidé de poursuivre leur action commune. Tant la situation régionale que les menaces qui pèsent à l’échelle nationale (avec la contre-réforme des retraites ou la rigueur déclenchée sous prétexte de la crise grecque ou les abandons du Grenelle 2) justifient que la gauche de transformation sociale et écologique mène une action unitaire.

Déjà au plan local, un premier bilan peut être tiré de l’entrée en fonction de la nouvelle majorité régionale. Il est par exemple significatif que la totalité des élus de l’UMP et du FN aient été intégrés à la Commission Permanente donc bien au-delà de ce qui était fait auparavant, en le justifiant par la volonté d’associer la droite et l’extrême droite à la gestion de la région. Georges Frêche confirme donc son orientation de campagne de rupture avec la gauche, de rupture avec les partis politiques en demandant dès son élection, une minute de silence pour leur enterrement. Une position qui en dit long sur le respect de la démocratie au conseil régional. Mais ce sont surtout les premières décisions qui posent problème : Georges Frêche avait pris très peu d’engagement de programme pendant la campagne ; parmi eux, ceux susceptibles de répondre à des besoins de la population comme le T.E.R. à un euro, le cartable électronique, le soutien au transport de marchandise par rail, sont repoussés à une date indéterminée.

Ce qu’avait annoncé la liste unitaire « A gauche Maintenant ! » conduite par René REVOL, François LIBERTI et David HERMET se trouve confirmé. Tout en respectant les démarches nationales engagées par chacune des organisations, nous décidons de poursuivre notre action unitaire régionale. Bien que le système électoral nous empêche d’avoir des élus, nous allons honorer le mandat que nous ont confié les 76 000 électeurs qui ont voté pour notre liste et notre programme. Nous exercerons la plus grande vigilance sur les décisions que prendra le Conseil régional et nous en informerons les citoyennes et citoyens du Languedoc Roussillon. Nous nous mobiliserons sur les propositions que nous avons portées dans notre campagne, dont l’actualité et la pertinence sont largement confirmées par les faits. Nous allons par exemple faire campagne, en liaison avec les autres régions, contre la mise en concurrence des TER programmée par le gouvernement et poursuivre notre action pour le retrait de la réforme des collectivités territoriales.

Pour mener notre action, les forces politiques rassemblées dans notre liste décident de se constituer en un collectif d’initiatives, de coordination et de débats des organisations de la gauche de transformation sociale et écologique.

Nous envisageons de porter ensemble les initiatives suivantes en nous adressant à tous ceux qui voudraient s’y associer pour les mener dans l’unité :

* Solidarité avec le peuple grec contre le plan d’austérité au profit des banques imposé par l’Union Européenne et le FMI, qui sert de prétexte à une campagne d’austérité dans tous les pays européens. Par ailleurs nous ouvrons le débat sur les alternatives à avancer face à la crise financière.

* Nous appelons à la mobilisation unitaire populaire et citoyenne la plus large, aux côtés des syndicats, contre la réforme des retraites du gouvernement. Nous nous associons au collectif unitaire constitué pour mener une large campagne de sensibilisation dans les villages, les quartiers et les entreprises, et en assurant le succès du meeting du 2 juin à Montpellier et les autres meetings unitaires dans les autres départements de la région.

* Nous lançons la préparation pour la fin de l’année 2010 d’Etats Généraux pour un aménagement du territoire juste et solidaire et pour la défense des services publics, mobilisant les acteurs sociaux dans les villages et les quartiers populaires, et élaborant avec eux sur le terrain un véritable projet alternatif aux politiques libérales. Nous porterons ainsi concrètement la perspective de la relocalisation des activités qui était au cœur de notre projet régional. Des mobilisations locales décisives nous attendent comme celle pour une gestion publique de l’eau.

En vous remerciant,

René Revol, François Liberti, David Hermet

À Montpellier, le 12 mai 2010.

mai
04

Le NPA condamne fermement l’agression et les tags antisémites commis dimanche 2 mai, rue Roussy, à Nîmes.
Un antiracisme conséquent combat avec la même intransigeance le climat islamophobe qui empoisonne le débat public en France sous l’impulsion sarkozyste et ces résurgences inacceptables de l’antisémitisme. Les intiatives xénophobes du gouvernement sur l’identité nationale ou contre les sans-papiers ont ouvert la voie à une relégitimation du racisme et de l’extrême-droite, comme les résultats des dernières élections régionales l’ont montré. La misère sociale dont souffrent de nombreux français font également le lit des pires idéologies en se cherchant des boucs émissaires.
Cet antiracisme conséquent, le NPA l’a inscrit dans ses textes fondateurs: nous serons de tous les combats contre le racisme et l’antisémitisme.
Pour le NPA, Christine Boularasse